
Pour l'urbaniste Francis Cuillier, les mutations des métropoles ne peuvent se borner au seul bilan carbone et à des questions techniques.
Dans le cadre du nouveau projet d'aménagement global du grand Paris, la Région Ile de France, en collaboration avec le Conseil Français des Urbanistes, a pris l'initiative d'organiser une version itinérante d'une exposition dans différents lieux du territoire francilien, ainsi que des débats ouverts au public.
Alors que l'Europe de l'aménagement tarde à s'organiser, que sont bien visibles les dégâts engendrés par 40 ans d'expansion des espaces urbains, que les effets territoriaux du changement climatique sont incertains, etc.., l'aménagement et l'urbanisme depuis toujours traversés par la certitude et le doute, ne sont peut être pas tant appelés à changer les paradigmes qui fondent leurs sciences et pratiques, qu'à en proposer une application et un usage plus rigoureux. C'est à quelques-uns de ces questionnements et points de vue que ces rencontres sont dédiées.
Les collectivités territoriales et leurs EPCI sont confrontés dans leurs
projets de ville et/ou d’agglomération et dans leurs projets d’aménagements
urbains aux nouvelles formes de défis économiques, sociaux et environnementaux.
Quelles sont aujourd’hui les compétences nécessaires à l’appréciation,
la compréhension des situations, à leur traduction en stratégies
urbaines et en projets ?
Quelles sont les formations professionnelles qui doivent compléter le
système français du double cursus de formation initiale en urbanisme ?
Entre la figure de l’urbaniste d’État et celle de l’urbaniste libéral,
existe-t-il un modèle d’urbaniste de collectivités ?
Doit-il être certifié et avoir un statut unique ?